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Musique classique et opéra par Classissima

Luciano Pavarotti

lundi 26 juin 2017


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4 juin

Télé engagée : Les Prodiges sur France 2

Classiquenews.com - Articles Télé, compte rendu. Les Prodiges sur France, le 2 juin 2017. FRANCE 2 renouvelle le genre du divertissement culturel, associant jeunesse et musique classique. Une équation délicate, idéalement réussie. Il fallait oser : diffuser au prime time sur France 2 (20h50), un plateau en direct dédié aux jeunes talents de la musique classique, instrumentistes, danseurs et chanteurs, entre 10 et 19 ans à peine, soit un groupe de futurs vedettes du classique, des graines de stars… invitées à jouer, danser, chanter les tubes de la musique classique (musique de chambre, opéra, oeuvres symphoniques, grands ballets du répertoire…). Force est de constater que le jeunisme brillant voire performant est terriblement télégénique ; ces enfants et adolescents ont déjà tout des grands artistes : concentration, expressivité, engagement. Chez certains même, déjà la grâce et une présence d’une rare subtilité (la soprano Lucile, Eric dit le petit rossignol, les danseurs Melvil et Simon, Marin le clarinettiste au souffle et au phrasé saisissant…). Tous cultivent déjà à leur jeune âge le sens du beau, l’écoute des autres, le partage… éléments d’une séduction irrésistible. Des valeurs et des clés d’accomplissement personnel et collectif qui font d’autant plus chaud au cœur à l’heure des actes barbares et terroristes, quand nos sociétés se délitent déchirées par la haine, le racisme, l’homophobie, l’individualisme outrancier, le mépris du bien commun, la destruction concertée et commerciale de la nature pourtant miraculeuse. On se prend à rêver et on se dit que les futurs générations sont peut-être en train de se resaisir, portées par des valeurs positives. L’art, la culture, la créativité préservent évidemment notre humanité. Ils la cultivent, l’enrichissent, la fortifient. A contrario des barbares qui détruisent les statues de Bouddha, les pièces rares des musées, le site de Palmyre. D’autant que ces jeunes osent et savent surprendre : Lucile chante le Nessun Dorma de Puccini (Turandot) originellement pour ténor (magnifié par l’immense Luciano Pavarotti). La flamme est transmise. L’ARMEE DES 10 000 chanteurs… Le clou du spectacle diffusé depuis le stade Pierre Mauroy de Lille reste la présence en fond de scène (toute une section du stade leur était dévolue, avec force effets de lumières) des 10 542 collégiens et lycéens des Hauts de France et de Castelnaudary… armée de lutins chanteurs prêts à en découdre avec comme seul arme pour la paix planétaire, leurs voix désarmantes : l’initiative est inouïe et le symbole mémorable. Il s’agissait bien de la plus grande chorale du monde. Quand tous – jeune prodiges et choristes, chantent la Marseillaise, l’idée d’un futur proche, où percent et rayonnent les idéaux de la Révolution et des Lumières se dresse et se concrétise : une image qui elle aussi restera. D’autant qu’une telle expérience peut faire naître des vocations parmi toutes ses jeunes âmes… que la culture et la musique classique diffusent et portent toujours les volontés des plus jeunes : ce sont eux qui formeront la société de demain. Chanter ensemble, c’est vivre ensemble. Le classique : arme de destruction massive contre la haine et la barbarie Sur France 2, la grâce des « Prodiges » Dans un dispositif acoustique instable – vrai défi pour les ingénieurs acousticiens, où la distance et le retour son dérèglent constamment la cohésion générale, l’Orchestre national de Lille a démontré sa grande séduction sous la direction majoritaire de Zahia Ziouani, parité oblige, et de son récent directeur musical atittré, Alexandre Bloch (pour l’hymne à la joie de la IXè de Beethoven en fin de soirée). Beaucoup moins convaincants, les incessants changements de plans de la réalisation vidéo ; on a compté : pas plus de 2 secondes pour un plan ; l’effet zapping, la succession continue changeante des images et des angles donnent le tournis ; elle finit par agacer. On veut bien comprendre ce goût pour le spectaculaire et l’idée d’exploiter au maximum le grandiose du site – d’où l’utilisation des caméras montées sur grues et leurs mouvements insistants en veux, en voilà ; mais de grâce, dîtes au réalisateur que le classique a droit à une autre traitement que les émissions de variété, même s’il faut évidemment le rendre accessible. Rester au moins 10 secondes sur l’expression d’une chanteuse, sur le regard d’une danseuse, suivre la courbe d’un corps dansant, observer le jeu des mains d’un instrumentiste, détailler la connivence entre deux musiciens en complicité, découvrir l’immensité du stade en restant en plan fixe surplombant les deux scènes, ce au moins 10 secondes en effet, seraient d’un tout autre effet. Et rendraient mieux compte de cette magie inénarrable du spectacle de musique, de chant, de danse classique. A chaque séquence, son rythme spécifique. MUSE ET GUIDE DE CHARME. En fée habile volubile, présentant chaque nouvelle séquence, -scintillante par son esprit, sa verve, son naturel, Marianne James a su insuffler et cultiver ce sens précieux de la décontraction élégante ; en plus de l’humour, la présentatrice – qui fut en 2016, la marraine charismatique du salon de la musique à la Villette , a aussi du caractère entre protection quasi maternelle et attendrissante complicité pour ses jeunes partenaires, mais aussi une culture du classique sans pareil qui change des potiches ordinaires ; de grâce, responsables des programmes sur France Télévisions, choisissez Marianne J pour les prochaines Victoires de la musique : on rêve déjà d’un duo mordant, percutant, drôle voire décalé (à la Raymond Devos ?) entre Marianne James et Frédéric Lodéon… CQFD. Pour le reste, l’esprit est gavé de tableaux éblouissants, où la jeunesse revisite avec une incandescente fraîcheur, les grands standards du classique. Un vrai coup d’éclat et un succès d’audience indiscutable (3,1 millions de téléspectateurs, soit 13.7% de part d’audience) (1) qui démontrent l’appétence des téléspectateurs pour les vrais talents et la musique classique. C’est un vent d’espoir imprévu qui souffle soudainement. Du positif. Hors des contenus formatés, vulgaires et racoleurs de la “téléréalité” destinés spectateurs décérébrés, proies désignées, préparées pour la publicité. Demain, on veut bien suivre pas à pas, chacun des jeunes talents, pardon : chacun de ces jeunes « Prodiges », dans leur parcours et carrière en devenir. Et nous, spectateur enfin exaucés, nous disons merci au service public de nous offrir une telle soirée. La redevance et l’impôt en sont presque justifiés. Chapeau à la direction des programmes culture et divertissement de France 2 ; voilà un programme exemplaire à une heure de grande écoute. Décloisonner les genres, dépoussiérer la culture, élargir l’audience du classique, faire bouger les lignes, réécrire notre destin collectif, stimuler notre désir des autres… on dit OUI ! A quand un nouvel opus ? ————————————- (1) La soirée des Prodiges programmée à 20h50, était suivi de deux autres programmes complémentaires, eux aussi couronnés par l’audience captée respectivement : à 23h, le Grand concert la suite (sorte de debrief de la soirée afin de recueillir les impressions à chaud des jeunes prodiges / 2 millions de téléspectateurs soit 12,4 de pda), puis à 23h25, le documentaire « la folle histoire des Prodiges » (900 000 spectateurs, soit 11,4 % de pda). De nouveaux records pour la case musique classique à la télé.

Le blog d'Olivier Bellamy

6 mai

Marc Veyrat, qui vivra Veyrat

Freud aurait fait ses choux gras du blanc de Marc Veyrat : oubli significatif pour les psys. Il cite des grands chefs et tout d’un coup la panne. De qui s’agit-il ? De Guy SAVOY alors qu’il évoquait avec émotion la SAVOIE de son enfance. Le grand Guy qui, dans Passion Classique, avait perdu une partie de… SA VOIX. Décidément nos grands chefs sont de grands sensibles. Voici son programme : Vivaldi, Les quatre Saisons, idéalement début du printemps - Pavarotti en duo avec Florent Pagny - Chopin, Concerto N°1 Op 11 - Beethoven, Symphonie N°5 Les trois “madeleines” : - Berthe Sylva, “Si on pouvait arrêter les aiguilles” - Christophe, “Les mots bleus” - Johnny Halliday, “Ma gueule”




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2 avril

Opéra, compte-rendu critique. Valence, le 1er avril 2017. Donizetti : Lucrezia Borgia. Mariella Devia / Biondi / Sagi

Opéra, compte-rendu critique. Valence. Palau de les Arts Reina Sofía, le 1er avril 2017. Gaetano Donizetti : Lucrezia Borgia. Mariella Devia, William Davenport, Marko Mimica, Silvia Tro Santafé. Fabio Biondi, direction musicale. Emilio Sagi, mise en scène. Grâce à The Opera Plateform, fruit d’un partenariat entre quinze maisons d’opéra dans douze pays de l’Union Européenne, Arte et l’association Opera Europa, les mélomanes du monde entier peuvent profiter de ce qui est peut-être la dernière incarnation de la terrible et séduisante empoisonneuse Lucrezia Borgia par l’immense Mariella Devia, à moins de quinze jours de ses 69 printemps. Filmée en direct et retransmise sur la Toile, cette représentation du 1er avril fera date dans le cœur du public et restera dans les mémoires. Et ce n’est pas un poisson d’avril. Ce soir, tout concourt comme rarement à faire de cet évènement, un moment d’exception. Vénéneuse et magicienne, “La Devia” chante Lucrecia : un moment d’exception à Valence Poison d’avril La mise en scène tout d’abord, imaginée par Emilio Sagi pour cette nouvelle production. Toute d’argent et de noir façonnée, cette scénographie aussi intemporelle que dépouillée, mais très esthétisante, se regarde avec un grand plaisir et possède surtout le mérite de renvoyer idéalement les voix vers la salle, grâce au fond de scène amovible et aux nombreux panneaux qui forment un plafond au-dessus de la tête des chanteurs et où le son peut se répercuter pour remplir ensuite le théâtre. Ces mêmes panneaux qui, une fois scellé le destin des protagonistes, descendent en enfermant la scène dans un écrin oppressant qui traduit très bien l’angoisse et le désespoir dans lesquels s’achève l’ouvrage. Les superbes costumes, couvrant une palette de couleurs allant du noir à l’argenté en passant par le gris, participent de cette intemporalité et de l’universalité du drame, seule la Borgia apparaissant pour son ultime scène dans une magnifique robe écarlate. L’orchestre ensuite, enivrant de beauté sonore, rutilant de tous ses pupitres, sonnant à merveille grâce à l’acoustique remarquable de la salle. Il est conduit de main de maître par Fabio Biondi qui prend un plaisir évident à diriger une phalange à la pâte aussi splendide et, tout en soutenant superbement les chanteurs, sait lâcher la bride aux moments opportuns, notamment dans des fins d’airs superbement ralentis et posés, dont les accords font vibrer les murs du théâtre. La distribution enfin, éblouissante. Tous les seconds rôles, issus en totalité du Centre de Perfectionnement Placido Domingo, font forte impression, tant en groupe que séparément, par leurs voix puissantes et leur personnalité qui augurent du meilleur pour la suite. On retiendra tout particulièrement le ténor Fabián Lara dans le rôle de Liverotto, qui se fait remarquer en deux phrases par l’ampleur et la solidité de son instrument, emplissant d’un coup toute la salle. Carton plein également pour Silvia Tro Santafé, qui confirme décidément sa place au panthéon des mezzos actuelles, malgré une carrière plus discrète que certaines de ses consœurs. Fidèle à son habitude, c’est elle qui ouvre le bal, et comme dans Roberto Devereux à Bilbao et dans Maria Stuarda à Marseille, l’arrogance de son chant annonce le niveau de la soirée. Le timbre, orné d’un délicieux vibratello qui devient presque une signature vocale, demeure toujours aussi beau, le grave sonne de plus en plus plein et facile, et l’aigu conserve le tranchant qu’on lui connaît, mettant d’emblée la barre très haut et faisant dès l’introduction monter l’excitation. On s’incline également bien bas devant Marko Mimica qui, après avoir été un pilier de la troupe du Deutsche Oper de Berlin, conquiert peu à peu les scènes internationales grâce à ses fabuleux moyens vocaux et son magnétisme en scène. La joie est immense d’entendre ce rôle, finalement loin d’être secondaire, servi par une voix de basse aussi superbe, qui plus est dotée d’une puissance impressionnante, d’un grave aussi aisé que sonore et d’un aigu très assuré. Sa scène du premier acte demeure à ce titre l’un des grands moments de la soirée. On sera un peu plus mitigé concernant William Davenport dans le rôle de Gennaro. Trac ? Manque d’assurance ? Toujours est-il que le jeune ténor américain semble craindre sa propre voix, la retenant ainsi fréquemment durant la soirée. Pourtant, à d’autres moments, le chanteur ose appuyer pleinement les sons et déploie la totalité de son instrument, en réalité à la mesure de sa stature de colosse rappelant le jeune Luciano Pavarotti. Si l’aigu gagnerait à être parfois plus assuré, il atteint en revanche le contre-ut sans faillir lorsqu’il se libère. Scéniquement pas toujours à l’aise, comme encombré de son propre corps, il sait toutefois trouver l’émotion juste dans les échanges avec ses partenaires. On espère ardemment que ce ténor plus que prometteur saura trouver la confiance qui semble lui manquer encore, car on entend déjà en filigrane les superbes Roberto Devereux et Riccardo Percy qu’il pourra être bientôt. En outre, on regrette que l’air rajouté par Donizetti pour le ténor Nikolaï Ivanov – ou celui écrit pour Giovanni Mario – n’ait pas été réintroduit, car il aurait pu y faire merveille. Une prochaine fois ? Reste la reine de cette soirée, et qui la domine de la tête, des épaules et de la voix : Mariella Devia. Véritable légende vivante, notamment en Italie, la diva transalpine justifie une fois encore son statut d’icône. A presque 69 ans, la voix paraît absolument épargnée par les outrages du temps, la couleur de la voix demeurant identique à elle-même et le vibrato restant incroyablement égal. Le contrôle du souffle se révèle total, comme celui des nuances, permettant ainsi des piani suspendus à peine croyables. Et quand la voix s’enfle littéralement, comme l’expansion d’un son ténu mais parfaitement concentré et jamais poussé, c’est pour faire résonner le théâtre tout entier. Commencée au sommet par un « Com’è bello » tendrement ciselé, la soirée s’achève avec une scène finale hallucinée mais maîtrisée en pleine conscience jusque dans ses moindres inflexions, et couronnée par un contre-mi bémol qu’on n’osait plus attendre et qui fait délirer le public une fois le rideau tombé. Pour cette leçon de chant, que chaque cantatrice en devenir devrait écouter religieusement et prendre en exemple, pour votre art, où chaque émotion n’est que musique, simplement merci, Madame. ______________________ Valence. Palau de les Arts Reina Sofía, 1er avril 2017. Gaetano Donizetti : Lucrezia Borgia. Livret de Felice Romani d’après la pièce éponyme de Victor Hugo. Avec Lucrezia Borgia : Mariella Devia ; Gennaro : William Davenport ; Alfonso d’Este : Marko Mimica ; Maffio Orsini : Silvia Tro Santafé ; Liverotto : Fabián Lara ; Vitellozzo : Andrés Sulbarán ; Gazella : Alejandro López ; Rustighello : Moisés Marín ; Gubetta : Andrea Pellegrini ; Astolfo : Michael Borth ; Petrucci : Simone Alberti ; Usher : José Enrique Requena ; Une voix : Lluís Martínez. Cor de la Generalitat Valenciana ; Chef de chœur : Francesc Perales. Orquestra de la Comunitat Valenciana. Direction musicale : Fabio Biondi. Mise en scène : Emilio Sagi ; Décors : Llorenç Corbella ; Costumes : Pepa Ojanguren ; Lumières : Eduardo Bravo. DVD : LIRE aussi notre compte rendu complet / critique du DVD Roberto Devereux avec l’Elisabeth de Mariella Devia, Madrid Teatro Real, octobre 2015

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1 mars

OPERA. ROBERTO ALAGNA, un ténor en or, sur tous les fronts…

OPERA. ROBERTO ALAGNA, un ténor en or, sur tous les fronts…Il a récemment publié un récital discographique intitulé « Maléna », référence au prénom de sa fille nouvellement née, source d’un bonheur qui lui avait permis de parler au moment de l’événement d’une « re-naissance ». La joie de devenir une seconde fois père réalisant un jalon dans sa vie personnelle. Roberto Alagna, partisan d’un ouvrage familial, y chante entre autres 7 créations conçues en italien, sicilien, napolitain par ses frères Frederico et David. En mars 2017, le ténor français occupe le devant de l’affiche parisienne en chantant à nouveau Don José dans Carmen (1875) de Bizet à l’Opéra Bastille, à partir du 10 mars et jusqu’au 31 mars 2017. Ensuite, le chanteur s’envolera pour New York, où au Metropolitan Opera, il incarnera un rôle qu’il adule entre tous, Cyrano de Bergerac, du 2 au 18 mai 2017. Puis Roberto Alagna sera Nemorino dans L’Elisir d’Amore à Berlin (Deutsche Oper Berlin, les 23 et 27 mai), et à Londres (Royal Opera House, du 13 au 22 juin 2017)…. avant de chanter, sur la même scène londonienne, le rôle du Prince Calaf dans Turandot de Puccini les 8, 11, 14 juillet 2017…. pour enchaîner sa dernière date dans Carmen à Paris (le 16 juillet) et aborder les chansons de son album Malèna à Carcassonne (Théâtre Jean-Deschamps, le 19 juillet), pour enfin, chanter le jeune et vaillant général égyptien Radamès dans une version de concert d’AIDA de Verdi, le 1er septembre 2017, au Yehudi Menuhin Festival & Academy à Gstaad. Le printemps et l’été 2017 seront donc bien chargés pour le plus grand ténor français actuel, véritable bête de scène, auquel un récent livre est dédié, sous la forme d’un essai particulier qui suit son travail sur chacun de ses rôles favoris (de Werther à Othello, de Cyrano justement à Don Carlo et au Cid… : « Quatre saisons avec Roberto Alagna » par Jacqueline Dauxois (Editions du Rocher) . Pour Roberto Alagna (né à Saint-Denis en 1963), chanteur des cabarets parisiens à ses débuts, qui fut révélé par le Concours Pavarotti en 1983-1986, Cyrano est bel et bien le rôle qui les résume tous : à la fois, Quichotte, D’Artagnan, Nemorino, Radamès, Otello… C’est un anti héros qui ignore sa valeur et sa beauté, et qui par goût du défi et du dépassement, parce qu’il est courageux, ambitionne d’être le meilleur d’entre tous. Et même au bord du gouffre, avant de mourir, il conserve ce panache naturel qui le distingue toujours et l’élève à la cime des vertus humaines. Parce qu’il se donne entièrement, totalement, âme, corps et chat bien sûr à chaque rôle, l’interprète semble habiter son personnage comme s’il le créait chaque soir… Assurément un artiste à suivre, d’autant qu’il est au sommet de sa carrière, doué et porté par un expérience scénique unique au monde. Roberto Alagna vient aussi en février 2017 de changer d’éditeur discographique : artiste Sony classical à présent (la même maison que Jonas Kaufmann), il devrait publier de prochains disques prometteurs… ______________________ Ses 4 prochains grands rôles : José, Cyrano, Nemorino, Calaf AGENDA de ROBERTO ALAGNA, de mars à septembre 2017 DON JOSÉ dans Carmen de Bizet PARIS, Opéra Bastille, les 10, 13, 16, 19, 22, 25, 28, 31 mars 2017 puis 16 juillet 2017 CYRANO DE BERGERAC NEW YORK, Metropolitan Opera Les 2,6,10,13 mai 2017 NEMORINO dans L’Elisir d’amore de Donizetti BERLIN, Deutsche Oper Berlin Les 23 et 27 mai 2017 LONDRES, Royal Opera House Les 13, 16, 19, 22 juin 2017 CALAF dans Turandot de Puccini LONDRES, ROH (idem) Les 8, 11, 14 juillet 2017 RADAMES dans AIDA de Verdi GSTAAD Yehudi Menuhin Festival & Academy Le 1er septembre 2017 ____________________ Toutes les infos sur le site officiel de Roberto Alagna



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1 février

OPERA, actualités. ROBERTO ALAGNA…. Quatre saisons avec, nouveau contrat SONY

OPERA, actualités. ROBERTO ALAGNA…. Nouveau contrat chez SONY, nouvel essai biographique qui a suivi l’interprète en 2015 ; actualités des rôles à venir en 2017 : José, Calaf, Nemorino, Manrico, Cyrano… Alors que Sony classical vient de rendre officielle la nouvelle signature d’un contrat avec le ténor français (fin janvier 2017), les Editions du Rocher annonce la parution d’un essai biographique qui s’annonce passionnant car il est le fruit d’un travail accompagnant le ténor tout au long de l’année 2015, pendant ses sessions de travail, sur les plateaux de répétitions, dans sa loge, avant et après le spectacle. Il en découle un portrait original d’un artiste à la volonté chevillée au corps, bête de travail et de scène, perfectionniste, capable de se dédoubler c’est à dire pendant qu’il chante, de s’analyser simultanément, relevant tout ce qui peut encore être amélioré. Tenace, volontaire, Robert Alagna est aussi chanteur qu’acteur, recherchant le bon mouvement au bon moment. Un artiste accompli qui se révèle ainsi à travers ses personnages : José (Carmen), Werther, Rodrigue (Le Cid), Lancelot (Le roi Arthus), surtout, vrai défi et sujet d’une approche très réfléchi sur le personnage et son évolution comme sa blessure (trahison) originelle : Othello (Verdi)… incarnation suprême par laquelle commence le texte. L’approche est inédite, elle dévoile Roberto Alagna au travail dans sa quête de perfection comme acteur et comme chanteur, et aussi en sa fragilité rentrée, une hypersensibilité qui est aussi celle d’un corps qui souffre… Sont évoqués entre autres, plusieurs épisodes importants dans la carrière du chanteur : sa participation victorieuse au Concours Pavarotti (1983-1988), et aussi sa prestation huée honteusement à la Scala de Milan dans le rôle de Radames, en 2006… (Jacqueline Dauxois : Les Quatre Saisons de Roberto Alagna : Eté, automne, hiver, printemps… Editions du Rocher — Parution le 15 février 2017, LIRE notre annonce du livre). Prochain compte rendu complet à venir dans le mag cd, dvd livres de CLASSIQUENEWS.COM. VISITEZ le site officiel de Roberto Alagna ______________________ Prochains rôles de Roberto Alagna sur la scène : PARIS, Opéra Bastille : Don José (Carmen, 7-31 mars puis le16 juillet 2017, cette dernière date avec Elina Garanca) RESERVEZ sur le site de l’Opéra de Paris NEW YORK, Metropolitan Opera CYRANO DE BERGERAC : 2-13 mai 2017 LONDRES : Nemorino dans L’Elisir d’amore : 13-22 juin 2017 LONDRES : Calaf dans TRUANDAT : 8-14 juillet 2017 PARIS, Bastille : Manrico dans IL TROVATORE : 25, 28 juin 2017

Luciano Pavarotti
(1935 – 2007)

Luciano Pavarotti est un ténor italien (12 octobre 1935 - 6 septembre 2007). Souvent cité comme le plus grand et le plus populaire chanteur d'opéra depuis Enrico Carus, il a chanté les plus grands airs du bel canto, notamment Verdi et Puccini, et a également collaboré avec des artistes venus d'autres univers musicaux (Queen, U2, Sting, Elton John, ...). En plus de quarante ans de carrière, il a contribué à populariser la musique classique au cours de nombreux concerts télévisés, particulièrement lors des séries de représentations des Trois Ténors (avec Plácido Domingo et José Carreras). Le nombre total de ses albums vendus est estimé à environ cent millions. Pavarotti a également usé de sa popularité pour le succès d'actions de charité, à l'occasion de concerts à l'issue desquels sont récoltés des fonds (aide aux réfugiés et à la Croix-Rouge).



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