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Musique classique et opéra par Classissima

Luciano Pavarotti

vendredi 30 septembre 2016


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27 septembre

Compte rendu, festival. La Seyne sur mer. Festival international Sand et Chopin en Seyne, le 26 août 2016

Classiquenews.com - Articles La Seyne sur mer. Festival international Sand et Chopin en Seyne, le 26 août 2016. Tours. Fort Balaguer, Tour Royale : les deux forteresses face à face sont comme le fermoir, qui enserre sans fermer complètement, le collier illuminé de l’immense rade de Toulon. D’un côté, les plages de sable, ponctuées par le Fort, de l’autre une pointe rocheuse surmontée de la Tour, la ville, la base navale, au loin, la silhouette fantôme dans le soir tombant du porte-avions Charles de Gaulle. Sur cette rive de Saint-Mandrier, petit port à l’ancienne, de petits bateaux d’autrefois, pas de yachts mais de modestes barques, des canots, des voiliers, une échelle humaine. Des routes serpentant, rêveusement, entre monts et mer. Un coin encore préservé. Force et fortifications Un chemin forestier dans la colline et des pinèdes surchauffées par la canicule, embaumées des senteurs des plantes aromatiques exhalées, exaltées par la chaleur, nous conduit, à pied, à une autre fortification : le Fort Napoléon. Un quadrilatère de pierre, arêtes vives mais brouillées, gribouillées, adoucies d’arbustes et d’arbres qui ont pacifiquement pris possession des hautes murailles défensives, tendre prolongement végétal des murs minéraux guerriers. À l’intérieur, une cour, percée d’ouvertures donnant sur des salles voûtées, vouées désormais, à des expositions, en ce moment, de belles photos de Gil Fréchet. Une scène, un candélabre, deux pianos anciens, l’un, de collection, un Érard de 1926, l’autre ayant appartenu aux Chorégies d’Orange, ayant accompagné Jon Vickers, Montserrat Caballé, Pavarotti… Car ces forts, ces fortifications, belliqueuses, défensives, autrefois subissant le bruit du canon, sont soumises désormais à la paix de la musique. Tour de force C’est celui de la chanteuse lyrique Chrystelle di Marco, qui a dû puiser en ces lieux la force des murs et la volonté de fer, l’âme d’une guerrière pour réussir à planter, implanter un festival musical et littéraire autour des figures de Chopin et Sand, qui vécut tout près dans une villa et un lieu qui donnèrent nom à son feuilleton Tamaris publié dans la Revue des deux mondes, puis édité en 1862, dont le cadre est justement le décor de la corniche de Tamaris à La Seyne-sur-Mer, une histoire de mère et de fils malade, un aveu presque de son rapport maternel, inconsciemment incestueux, avec Chopin… Chrystelle di Marco, qui a travaillé avec Raina Kabaivanska, qui chante déjà en Italie, en Espagne, a donc réussi l’exploit de créer ce festival autour de ces deux figures romantiques tutélaires avec, cette année, au programme, Le jeudi 25 août la pianiste internationale Maria Luisa Macellaro La Franca, associée à la comédienne Vanessa Matéo, pour conter en musique et texte les amours de Georges Sand et Chopin. Le 27 août, c’était le spécialiste de la musique de Chopin, Jean-Marc Luisada, lauréat du Concours International Frédéric Chopin de Varsovie, victoires de la musique en 2010, qui, sur un piano de collection exceptionnel, un Broadwood and sons de 1863, évoquait sous ses doigts l’âme de Frédéric. Et, ce soir, le 26, c’était, avec la complicité du ténor géorgien Iraklí Kakhídze et de la pianiste venue de Géorgie pour les accompagner, Níno Chaídze, que Chrystelle di Marco payait de sa personne. Et quand on emploie cette expression c’est au sens propre et par antiphrase : sans aucune subvention, pour payer les autres, elle renonçait à son cachet, participant, jusqu’à la limite du concert, à tout le travail matériel qu’exige le maintien et la préparation d’un lieu scénique quand la pauvreté des moyens ne permet pas d’avoir une équipe suffisante pour la maintenance. Ce sont des circonstances, qui doivent entrer en considération, des difficultés de l’art aujourd’hui, de sa production, de la vie des artistes, dont l’engagement, la générosité, à la limite du danger pour eux, sont les mesures aussi de leur réussite. Tour de chant Verdi Au programme, donc, en première partie, quatre extraits de la Traviata. Le fameux récitatif introspectif, « È strano… » suivi du grand air « Sempre libera » de l’acte I ne pouvait manquer. On nous a tant habitués, à tort, à entendre ce rôle, notamment le passage de haute virtuosité « Follie, follie… » par des voix légères, qui ajoutent un abusif contre mi non écrit par Verdi, que l’on en oublie que la partition est écrite pour un soprano dramatique capable de vocaliser, d’alléger. La voix de Chrystelle di Marco, puissante, souple, ample tissu et volume, correspond exactement à cette tessiture, égale sur tout son registre, riche en harmoniques, colorée, grave onctueux et velouté, et un medium en mezzo forte d’une somptueuse beauté. Elle se tire admirablement des vocalises périlleuses, malgré le handicap d’une chaleur encore écrasante la nuit, dont le piano, malgré sa protection, souffre un peu avec, soudain quelques sonorités curieuses mais, finalement, agréables dans leur étrangeté. Cependant, l’éclatante belle santé de la voix correspond moins à la moribonde disant adieu à son passé, notamment dans des pianissimi bien tenus mais peut-être insuffisamment ténus. Elle a un digne partenaire en Iraklí Kakhídze, tout juste arrivé du Festival de Bergen en Norvège, en plein air (et sous la pluie !), ce qui montre aussi à quelles conditions sont soumis les chanteurs dont la jeunesse est prisée pour une scène se rapprochant toujours plus du théâtre et du cinéma pour la beauté des personnages, mais qui ne peuvent s’offrir le luxe, pour vivre —et pas toujours bien— pour survivre souvent de leur art, de refuser l’emploi périlleux que leur proposent des directeurs plus soucieux de réussir un spectacle ponctuel que de ménager l’avenir des voix des jeunes artistes. Ainsi, engagé en troupe par l’Opéra de Manheim, il s’est déjà vu offrir ailleurs les rôles de fort ténors de Canio de Pagliacci et même d’Othello, dangereux en débuts de carrière et qui demandent une voix murie par le temps et l’expérience. Il est vrai que la voix triomphante de ce ténor semble y inviter : un beau métal pour le timbre, une voix d’airain, des aigus tranchants d’une rare puissance et facilité dans une égalité remarquable de la tessiture, tout pour assurer le succès d’une soirée, si l’on ne songe pas au péril vocal de rôles trop tôt abordés. Il se lance avec passion dans l’air véhément des remords d’Alfredo de l’acte II et les deux chanteurs finissent cette première partie avec le duo final de Traviata. Le ténor est rayonnant de force virile dans l’air célèbre « Celesta Aida… » d’un Radamès qui est certes dans ses cordes, mais dont il reconnaît sagement qu’il n’a pas intérêt vocal à le trop cultiver en continuité actuellement. Le duo de l’acte II, « Teco io sto », du Ballo in maschera conviendra mieux que les passages en trop grandes nuances à ces chanteurs très dotés en voix, d’une générosité qui se ménage pas en cette nuit estivale éprouvante de chaleur. Grisés par la puissance exceptionnelle de leurs moyens, dopés, poussés par un public enthousiaste, ils poussent trop la voix et le duo d’amour final d’Aida, s’il est passionné comme il se doit, manque de cette douceur ineffable que Verdi demande expressément dans la partition. Mais très belle soirée, avec, par ailleurs, une remarquable pianiste, Níno Chaídze, parfaite experte de cette musique italienne à grandes envolées, qui sait accompagner sans presser, laissant très largement respirer la musique et les chanteurs. LUX CLASSIC Pour donner la mesure de l’activité passionnée de Chrystelle di Marco, disons son activisme musical, il faut signaler que non seulement elle a créé le Festival Sand et Chopin mais qu’elle assure la direction, au Domaine Bunan, de l’Opéra dans les Chais , ainsi que des Rendez-vous musico-littéraires de Lux Classic au Musée de la marine de Toulon, se déroulant d’octobre à juin et des Rencontres musico-littéraires au Musée de la Castre de Cannes. Sa passion pour les mélodies françaises et italiennes des 19e et 20e siècles, assurée de l’enthousiasme du public de ses récitals, l’amène a créer une maison d’édition et un label indépendant de musique classique, LUX CLASSIC. LUX CLASSIC se veut créatif et ouvert sur la renaissance et la mise en valeur d’un répertoire riche de couleurs, de variétés de formes et d’émotions aussi bien dans le répertoire des deux derniers siècles que dans la réédition d’ouvrage littéraires de cette même période. Son premier enregistrement, Canti d’amore, est un florilège de mélodies du compositeur italien Luigi Luzzi en première mondiale accompagnées par le pianiste Hervé N’Kaoua. En 2015 elle enregistre dans la collection Livre/Cd Il était une fois… une anthologie de mélodies françaises Rêves d’Orient avec la pianiste Marion Liotard mise en miroir avec la réédition de Au bord du désert de Jean Aicard.

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24 septembre

JONAS KAUFMANN FATIGUÉ ?

JONAS KAUFMANN FATIGUÉ ? : après une série de récentes annulations (dont Les Maîtres Chanteurs / Die Meistersinger von Nürnberg à Munich, programmé du 30 septembre au 8 octobre 2016, le plus grand ténor du monde (actuel), Jonas Kaufmann semble avoir pris une sage décision : se reposer. D’autant que les actualités le concernant s’annoncent denses dès octobre prochain : le 7, sortie de son nouvel album, en coroner / ou latin lover « Dolce vita », hymne personnel à la douceur italienne (on le voit depuis assis prenant son café – poncif réducteur du marketing à tout crin…). En France, heureux parisiens, le ténor munichois est annoncé le 13 octobre au Théâtre des Champs-Elysées puis, sur la scène de l’Opéra Bastille, dans Les Contes d’Hoffmann, du 3 au 18 novembre 2016. Un nouveau chemin lyrique parsemé de défis et de nouveaux rôles dont le plus important dans l’évolution de sa carrière, de ténor de plus en plus dramatique (et tragique), sera Otello de Verdi, à Londres, en juin 2017 au ROH (le 28 juin, direct dans les salles de cinéma). S’il était absent à Paris dans les mois qui viennent…, classiquenews vous invite à vous réconforter en écoutant son nouvel album, qui contrairement à ce qui a été dit, n’est pas une erreur commerciale, ni un basculement regrettable dans le cross over, car si l’on prend le temps d’examiner le programme (combien l’ont fait réellement?), développe un vibrant hommage aux ténors légendaires qui l’ont précédé : Gigli, Caruso, Pavarotti, Mario del Monaco… étoiles mémorables de nos mémoires orphelines qui eux aussi à leur époque avaient chantonner la romance calabraise ou la chanson napolitaine… de l’opéra à la rue et aux chants de nos montagnes, il n’y a qu’un pas. Lire nos premières impressions du cd « Dolce Vita » de JONAS KAUFMANN / post du 8 août 2016 par Alban Deags pour classiquenews. A suivre. LIRE aussi notre dépêche du 2 septembre 2016 : actualités de Jonas Kaufmann




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2 septembre

Actualités du ténor Jonas Kaufmann : nouveau cd, prochains rôles…

Actualités du ténor Jonas Kaufmann. Disques et rôles à venir pour le ténor le plus célèbre de la planète. Sony classical publie son nouvel album dédié aux chansons populaires italiennes : DOLCE VITA. Un programme qui emprunte des chemins hors des rôles lyriques… Pause discographique à partir le 7 octobre 2016, compte rendu complet à venir d’ici là sur classiquenews. Mais la vedette lyrique la plus adulée de l’heure (avec Anna Netrebko), est à l’affiche de plusieurs théâtres européens dont l’Opéra Bastille à Paris où il chantera coup sur coup : Les Contes d’Hoffmann en novembre 2016, puis Lohengrin en janvier 2017. CD événement: DOLCE VITA par Jonas Kaufmann, premières impressions (1 cd SONY classical). DOLCE VITA / PREMIERES IMPRESSIONS… Crooner à l’italienne : parmi les perles du nouveau programme discographique défendu par le ténor Jonas Kaufmann (intitulé « Dolce Vita »), saluons l’engagement fauve, rugueux, sombre mais toujours ardent du ténor qui laisse ici les rôles du répertoire classique pour défendre la romance à l’italienne. Parmi les airs de ce programme extra lyrique, distinguons entre autres la passion éperdue de « Caruso » (mélodie moderne écrite par son auteur et premier interprète Lucio Dalla en 1986, que chanta lui aussi en son temps l’inatteignabe Pavarotti et plus récemment Andrea Bocelli) ; Kaufmann en exprime l’ardeur ultime, celle d’un homme condamné, – peut-être Caruso lui-même auquel l’hymne rend un vibrant hommage… Ailleurs, c’est la vibration de la mandoline enivrée pour la suave et tendre chanson : “Parla più piano” (The Godfather theme de Nino Rota) ; sans omettre l’éblouissant et flamboyant “Core’ngrato” que Salvatore Cardillo met en musique en 1911 (connu aussi sous le titre “Catari” dont dénoncé revient régulièrement) pour… le même Caruso : là, Kaufmann s’inscrit dans la tradition des ténors chansonniers les plus célèbres tels Carreras, Domingo, Bergonzi, di Stefano, Corelli… c’est dire. Tous légendes à leur époque successeurs inspirés du premier entre tous, Caruso. Autant de tubes passionnément méditerranéens qui font briller l’intensité ardente du timbre furieusement amoureux… Grande critique du cd DOLCE VITA par Jonas Kaufmann à venir sur classiquenews.com, le jour de la parution de l’album soit le 7 octobre 2016. EN LIRE + Prochains engagements et prise de rôles pour Jonas Kaufmann La planète lyrique vibre à chaque nouvelle incarnation du ténor les plus sexy de l’heure. Jonas Kaufmann n’a pas qu’une voix irrésistible, il a aussi un physique de star du cinéma, qui d’ailleurs ne laisse pas indifférent ses fans les plus passionnées… En poussant la chansonnette, le ténor en latin lover emprunte la voie avant lui marquée par Caruso, Pavarotti, Domingo ou simultanément Alagna. Histoire de reposer un chant qui comptera dans les semaines et mois prochains de nombreux temps forts, essentiellement à Munich : Les Maîtres Chanteurs dès le 30 septembre, puis Andrea Chénier (l’un des rôles tragico dramatiques les plus convaincants de son répertoire, à l’affiche en mars 2017), mais c’est à Londres qu’il marquera les esprits par des nouveautés sur le papier passionnantes : Quatre derniers lieder de Strauss dans une version pour ténor donc (le 13 février 2017), et surtout Otello de Verdi, le rôle le plus important (l’équivalent des Leonor, Lady Macbeth et Manon pour Anna Netrebko aujourd’hui) : Jonas Kaufmann chante la passion jalouse et destructrice d’Otello au Royal Opera House à Londres, du 21 juin-10 juillet 2017 : un rôle qu’il prépare depuis des lustres, et ce fameux récital VERDI, cd superlatif enregistré chez Sony classical,, couronné par un CLIC de classiquenews en octobre 2013 . Voilà ce qu’écrivait notre rédacteur Carter Chris-Humphray, à la sortie du VERDI Album : « Le sommet attendu étant Otello (qu’il prépare pour une prochaine prise de rôle) : il connaît comme il le dit lui-même dans la notice et le livret de l’album, idéalement documentés, la partition ayant chanté depuis longtemps le rôle de Cassio ; pour le rôle-titre, la densité, l’épaisseur terrassée du personnage, entre folie et tendresse, sensualité impuissante et sauvagerie du sentiment de soupçon surgissent en un feu vocal digne d’un immense acteur. Voici “Le Kaufmann” qui mûrissait depuis quelques années : justesse de l’intonation, style impeccable, souffle et contrôle dynamique, surtout intensité et couleur font ce chant habité, désormais à nul autre comparable. Avec une telle présence, un tel naturel dramatique, cet Otello exceptionnel, bigarré, multiforme, d’une imagination et créativité de première classe, confirme à quel niveau d’intelligence artistique et vocale est parvenu le ténor munichois… » Autant dire que cette prise de rôles est déjà l’événement lyrique le plus couru de l’été 2017. Dépêchez vous d’organiser votre séjour dans la capitale britannique pour ne pas manquer la performance. Prochains engagements et rôles de JONAS KAUFMANN 2016 30 septembre – 8 octobre 2016 : Les Maîtres Chanteurs de Wagner MUNICH, Opéra de Bavière 3 au 18 novembre 2016 : Les Contes d’Hoffmann d’Offenbach PARIS, Opéra Bastille 2017 18 au 30 janvier 2017 : Lohengrin de Wagner PARIS, Opéra Bastille Résidence spéciale à LONDRES Les 4, 8, 10, 13 février 2017 Barbican Center de Londres Récital, Wagner, “In conversation” Strauss : les Quatre derniers lieder Nouvelle version pour ténor (!), le 13 février 2016 12-30 mars, 28 et 31 juillet 2017 : Andrea Chénier de Giordano MUNICH, Opéra de Bavière Repris Le 26 mars, à PARIS, TCE version de concert 5-11 mai 2017 : Tosca de Puccini (Mario) VIENNE, Staatsoper surtout 21 juin-10 juillet 2017 : Otello de Verdi LONDRES, Royal Opera Nouvelle prise de rôle, déjà abordé, préparé au disque



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17 août

FRANCE 3 rend Hommage à Luciano Pavarotti

FRANCE 3. Concert Hommage à Luciano Pavarotti. Le 9 septembre 2016, 20h55. « LUCIANO PAVAROTTI, LE CONCERT DES ÉTOILES » : France 3 rend hommage au ténor le plus adulé de son vivant, Luciano Pavarotti , qui s’est éteint il y a 10 ans déjà (à l’automne 2007, à 71 ans), à Modène, la ville qui l’avait vu naître le 12 octobre 1935. A l’instar de Callas ou de Caruso, le timbre unique du ténor Luciano Pavarotti est reconnaissable entre tous : solaire, lumineux, étincelant, d’un éclat qui éblouit définitivement. Durant quatre décennies, Luciano Pavarotti a incarné la splendeur de l’opéra italien (essentiellement verdien et puccinien) et l’a fait rayonner à travers le monde. Il est le ténor qui a popularisé l’art lyrique, réunissant un public venant de tous horizons. N’hésitait pas à se produire seul dans des lieux différents, son éternel mouchoir blanc à la main, Luciano partait à la conquête d’un large public. En plus de quarante ans de carrière, il a contribué au rayonnement de son art au cours de nombreux concerts télévisés, dont le légendaire concert des Trois Ténors, avec ses confrères et partenaires, Placido Domingo et José Carreras. Aujourd’hui presque 10 ans après sa mort (survenue le 6 septembre 2007), Luciano Pavarotti est toujours présent ; son héritage, immense par sa générosité, son ouverture, sa curiosité. Plusieurs grands noms du monde lyrique se retrouvent ici sur la scène du Sporting des Etoiles de Monte Carlo : ils chantent les plus grands airs de son répertoire en son honneur. Ponctué d’images d’archives et de témoignages, ce concert de mai 2016, ressuscite l’immense artiste Pavarotti. Programme : airs, duos et trios célèbres de Verdi, Puccini, Donizetti, Rossini, mais également Bernstein, Dalla, de Curtis… Soirée spéciale – durée : 2h15mn — Enregistré pendant la tournée de mai 2016 à la salle des Etoiles de Monte Carlo Avec l’Orchestre de l’Opéra de Marseille, sous la direction de Yvan Cassar. Solistes : Andrea Bocelli, Joseph Calleja, Olga Peretyatko, Anita Hartig, Jean-François Borras, Julien Behr, Pumeza Matshikiza, Florian Laconi, Catherine Trottmann… LIRE notre grand dossier PORTRAIT de Luciano Pavarotti, au moment de son décès survenu le 6 septembre 2017 L’art de Luciano Pavarotti A partir des années 1970, celles qui mènent à la quarantaine, fort d’une technique plus affûtée encore, grâce au travail mené avec Joan Sutherland (en particulier sur le plan du souffle: le chanteur s’est ainsi contruit un diaphragme en béton), Pavarotti ose graduellement les rôles plus dramatiques, chez Verdi et Puccini. Ainsi, Riccardo (Bal masqué), Rodolfo (Luisa Miler) puis Le Trouvère, chez Verdi; Cavaradossi (Tosca) puis Calaf (Turandot), chez Puccini. Cette évolution de la carrière culminera sur le plan dramatique avec Aïda de Verdi, dans les années 1980. Son Radamès éblouit par sa vaillance militaire, en totale adéquation avec le caractère à la fois belliqueux et amoureux du jeune soldat, épris de la belle esclave nubienne, devenu général puis traître par passion. Viennent enfin, outre les rôles véristes: Canio (Paillasse de Leoncavallo, 1987), ou Enzo (Gioconda de Ponchielli), et encore Andrea Chénier de Giordano (en 1996 à New York), les derniers rôles verdiens qui manquaient à son profil audacieux: Ernani, Otello, puis Don Carlo de Verdi. Le style Pavarotti Le ténor n’a chanté qu’en italien, osant quelques airs en français, approchés en récital, jamais dans le cadre d’une production: Don José (Carmen de Bizet), Werther de Massenet (Pourquoi me réveiller?). Son souci de la clarté et de la diction n’ont pas à pâlir… Piètre acteur, du fait, avec les années, de son embonpoint (le géant de 1,90m pesait selon les périodes entre 90 et 120 kg), Luciano Pavarotti a réussi le tour de force de tout concentrer, dramatisme et intensité, tension et émotivité, dans sa seule voix. Une voix prodigieuse par sa projection claire et naturelle, un timbre “solaire”, rayonnant et tendre, à la fois héroïque et raffiné. Qui a vu et écouté l’interprète, ait resté saisi par le charisme de chacune de ses prestations: l’expression passe chez lui par le feu de la voix, par l’acuité du regard, l’incandescence voire la fulgurance de l’émission naturellement timbrée et musicale. L’amour de la foule Le roi du contre-ut, n’a jamais caché son amour du risque et du défi. A 55 ans, en 1990, il innove et bouscule bon nombre d’habitudes conservatrices qui asphyxiaient le milieu lyrique. Avec les deux autres ténors médiatisés comme lui, Placido Domingo et José Carreras, Pavarotti “invente” un type de récital inédit à trois voix, en particulier pour la finale de la coupe du monde, le 16 juillet 1990. LIRE notre grand portrait de Luciano Pavarotti par Lucas Irom : sa carrière, ses partenaires (Joan Sutherland), ses plus grands rôles chez Bellini, Rossini, Donizetti, Verdi, Puccini…

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8 août

CD événement: DOLCE VITA par Jonas Kaufmann, premières impressions (1 cd SONY classical).

CD événement: DOLCE VITA par Jonas Kaufmann, premières impressions (1 cd SONY classical). DOLCE VITA / PREMIERES IMPRESSIONS… Crooner à l’italienne : parmi les perles du nouveau programme discographique défendu par le ténor Jonas Kaufmann (intitulé « Dolce Vita »), saluons l’engagement fauve, rugueux, sombre mais toujours ardent du ténor qui laisse ici les rôles du répertoire classique pour défendre la romance à l’italienne. Parmi les airs de ce programme extra lyrique, distinguons entre autres la passion éperdue de « Caruso » (mélodie moderne écrite par son auteur et premier interprète Lucio Dalla en 1986, que chanta lui aussi en son temps l’inatteignabe Pavarotti et plus récemment Andrea Bocelli) ; Kaufmann en exprime l’ardeur ultime, celle d’un homme condamné, – peut-être Caruso lui-même auquel l’hymne rend un vibrant hommage… Ailleurs, c’est la vibration de la mandoline enivrée pour la suave et tendre chanson : “Parla più piano” (The Godfather theme de Nino Rota) ; sans omettre l’éblouissant et flamboyant “Core’ngrato” que Salvatore Cardillo met en musique en 1911 (connu aussi sous le titre “Catari” dont dénoncé revient régulièrement) pour… le même Caruso : là, Kaufmann s’inscrit dans la tradition des ténors chansonniers les plus célèbres tels Carreras, Domingo, Bergonzi, di Stefano, Corelli… c’est dire. Tous légendes à leur époque successeurs inspirés du premier entre tous, Caruso. Autant de tubes passionnément méditerranéens qui font briller l’intensité ardente du timbre furieusement amoureux… Au service d’Ernesto de Curtis (“Torna a Surirent”), ou de C.A. Bixio, Kaufmann cisèle l’art des séducteurs tragiques, parfois sirupeux, un rien dramatisant, toujours porté par cette tendresse virile qui en fera succomber plus d’une ou d’un (rugosité mâle et tendre à la fois de “Con te partiro” / Time to say Goodbye de Quarantotto/Sartori)… Florilège plein de panache et d’oeillades dont la conclusion emprunte à Zucchero « Il Libro dell’Amore », une mélodie entonnée murmurée qui en déconcertera là aussi beaucoup. On entend déjà les plus réticents, inquiets de constater les dérives du chanteur hors des sentiers battus… Pourtant, les amateurs et connaisseurs aficionados retrouveront cette raucité incandescente qui hors du lyrique classique avait déjà garanti la réussite de son album précédent : « Du bist die Welt für mich… », hommage au Berlin des années 1920 (également édité en septembre 2014, il y a deux ans, chez Sony classical ). Grande critique du cd DOLCE VITA par Jonas Kaufmann à venir sur classiquenews.com, le jour de la parution de l’album soit le 7 octobre 2016.

Luciano Pavarotti
(1935 – 2007)

Luciano Pavarotti est un ténor italien (12 octobre 1935 - 6 septembre 2007). Souvent cité comme le plus grand et le plus populaire chanteur d'opéra depuis Enrico Carus, il a chanté les plus grands airs du bel canto, notamment Verdi et Puccini, et a également collaboré avec des artistes venus d'autres univers musicaux (Queen, U2, Sting, Elton John, ...). En plus de quarante ans de carrière, il a contribué à populariser la musique classique au cours de nombreux concerts télévisés, particulièrement lors des séries de représentations des Trois Ténors (avec Plácido Domingo et José Carreras). Le nombre total de ses albums vendus est estimé à environ cent millions. Pavarotti a également usé de sa popularité pour le succès d'actions de charité, à l'occasion de concerts à l'issue desquels sont récoltés des fonds (aide aux réfugiés et à la Croix-Rouge).



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