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Musique classique et opéra par Classissima

Luciano Pavarotti

jeudi 21 septembre 2017


Classiquenews.com - Articles

6 septembre

LES 10 ANS DE LA MORT DE LUCIANO PAVAROTTI

Classiquenews.com - Articles OPERA. 10ème anniversaire de la mort de Luciano PAVAROTTI (2007-2017). Le 6 septembre 2017 marque le 10è anniversaire de la mort de LUCIANO PAVAROTTI, le plus grand ténor italien du XXè : un monstre sacré que sa voix belcantiste, au timbre solaire a porté au sommet de la gloire, sachant pourtant toujours être généreux, simple, et surtout promoteur d’un chant lyrique en rien élitiste. Luciano Pavarotti ténor verdien, donizettien, puccinien reste le chanteur d’opéra qui aura effacé les frontières entre lyrique et populaire, créant des concerts mixtes (classique et variétés, chant lyrique mêlé au rock et à la pop) au retentissement planétaire. Le 6 septembre 2007 s’éteignait le plus grand ténor du XXè, à la suite d’un cancer du pancréas… SONY classical et DECCA fête celui qui reste 10 ans après sa mort, l’astre étincelant de l’opéra (avec MARIA CALLAS dont le 16 septembre 2017 marque le 40è anniversaire de la disparition). Legato de rêve, style nuancé en vrai belcantiste, timbre solaire, articulation de l’italien somptueuse… Luciano Pavarotti avait tout. Certes le corps impressionnant du géant au mouchoir blanc en faisait un piètre acteur sur la scène, mais la voix incarnait totalement l’enjeu dramatique de chaque air. SONY édite un triple coffret comprenant une sélection de rôles verdiens rares, le live du Concert Plazza Grande à Modène/Modena, enfin le fameux concert de Noël des 3 ténors (avec Placido Domingo et José Carreras) – de son côté, Decca voit triple aussi avec un best of, intitulé « le ténor du siècle », rien que cela, où 3 cd résume les enregistrements et rôles tenus par Luciano pour la marque lyrique d’Universal : florilège d’airs d’opéra et de chansons revisitées selon le goût éclectique du belcantiste stylé… LIRE notre critique complète du coffret THE GREAT LUCIEN PAVAROTTI dans le mg cd dvd livres de classiquenews . —————

Le blog d'Olivier Bellamy

19 septembre

Sylvie Vartan, la plus belle pour aller parler

Une heure en direct avec notre Sylvie nationale. Voici son programme : One day I ll fly away randy crowford Abba. The winner takes it all Ray Charles lonely avenue Concerto numéro 1 pour piano Tchaikovsky Requiem de Mozart Pavarotti Caruso Le lac des cygnes suite opus 20 Tchaikovsky




Carnets sur sol

6 septembre

Six (grands) ténors verdiens (méconnus) en activité

A. Il n'y a plus de vrais ténors verdiens ! Indépendamment des discours éternels sur le déclin, que prononçaient déjà les bons pères de famille chez Térence, on peut avoir très légitimement l'impression d'une période maigre dans le chant verdien (et wagnérien, mais c'est un autre sujet que je n'aborde pas aujourd'hui) dans les années 80 et 90, et jusqu'au milieu des années 2000. L'internationalisation du chant d'opéra, dans les années 1960, avec les représentations dans les langues d'origine par des interprètes et pour des publics qui n'en sont pas familiers, le perfectionnement des moyens de transports qui permet de faire voyager les artistes… entraîne un flottement très notable dans les techniques et les styles. Il y a bien sûr toujours eu de grands artistes, mais en fouillant dans les bandes des maisons moins emblématiques, on ne trouve pas si facilement des ténors du niveau de Domingo, Carreras, Aragall ou Pavarotti. Alors que dans les années 50 et 60, les ténors peu enregistrés officiellement mais remarquables (Mirto Picchi, Giuseppe Campora, Eugenio Fernandi, Gianni Raimondi…), voire tout de bon fabuleux (Gianni Poggi, Angelo Lo Forese, Flaviano Labò, Bruno Prevedi…) se trouvent en abondance – avec toujours la même impression qu' « aujourd'hui, Lo Forese serait plus célèbre que Kaufmann ». J'ai adopté cet exemple du ténor puisque le ténor lyrico-dramatique à aigus est un peu l'oiseau rare des scènes lyriques, tandis qu'on ne manque jamais de sopranos, même s'il y aurait beaucoup à dire (et sans doute même plus que chez les ténors) sur l'évolution des techniques – beaucoup moins de voix antérieures aujourd'hui, la technique a totalement changé entre Tebaldi et Caballé ! Bien sûr, si l'on regarde les disques (et les bandes désormais innombrables, puisque chaque théâtre, chaque spectateur même, peut capter et diffuser immédiatement toute représentation), il existe de grands noms qui font déplacer les foules et non sans raison, Kaufmann, Alagna, Calleja et Grigolo en tête, mais aussi Álvarez, Vargas, ou d'autres à la carrière internationale brillante malgré leur absence au disque (Michael Fabiano semble très en cour en ce moment). Mais on a l'impression que depuis les années 90 au moins, avec le déclin individuel des futurs Trois Ténors (concept qui souligne lui-même la pénurie, avec la possibilité de sa mise en scène marketée), quand on n'embauche pas les quelques princes des aigus, on se retrouve avec Richard Margison, Sergej Larin, Franco Farina, Fabio Armiliato, Francesco Meli, tous très valeureux mais aux timbres plutôt ternes, aux aigus blanchis (Meli) ou farineux (chez les quatre autres, on entend de plus en plus les armatures et de moins en moins le timbre en montant). Quand on les compare aux troisièmes couteaux qui tenaient ces mêmes emplois des années 60, sans vouloir du tout dénigrer nos contemporains, on a l'impression qu'ils pourraient être leur Ruiz ou leur Trabucco… Et puis il y a le cas Marco Berti (et celui des ténors sino-coréens) : ça fait beaucoup de bruit, c'est très impressionnant, mais la finesse de l'artiste n'est pas toujours évidente – encore que je trouve que Marco Berti n'est pas du tout un braillard univoque, simplement avec une voix aussi lourde, difficile de se mouvoir avec élégance. Les vrais amateurs qui collectionnent les bandes et ne se limitent pas aux disques auront tout de même relevé, pendant ces années, des pépites avec Francisco Casanova, José Cura (devenu toujours meilleur, mais ayant étrangement perdu son statut de superstar) ou Gregory Kunde qui, au lieu de décliner, enchaîne les prises de rôle verdiennes avec une finesse expressive rare. Mais la carrière de ces formidables titulaires est plutôt derrière eux et leur déclin progressif va inévitablement les conduire à se retirer, ou du moins à ajuster leur répertoire loin des jeunes premiers verdiens. B. Connais-tu le pays ? Pourtant, au fil des années 2000, l'abondance exponentielle des bandes disponibles (et même des parutions discographiques et audiovisuelles) a permis de se rendre compte de l'existence de ténors plus confidentiels mais de premier plan, et même plus adéquats au répertoire verdien que Kaufmann (très sombré, peu d'éclat), Alagna (aigu un peu métallique), Álvarez (à l'origine un pur lyrique, un peu diminué dans les rôles trop médium)… On en rencontre partout, mais l'accessibilité croissante des témoignages de plus petites maisons permet d'observer un vivier impressionnant en Italie. Allons-y. Trois d'entre eux sont documentés dans la récente intégrale C Major des opéras de Verdi (CD et DVD), qui contient quelques versions de référence (Nabucco, Il Corsaro, Stiffelio… et pour la plupart des autres de très belles réalisations…), avec un soin en particulier apporté par le meilleur des jeunes chefs d'opéra de ce répertoire, qui travaillent véritabement le relief et l'expression d'accompagnements mordants (Daniele Callegari, Michele Mariotti, Massimo Zanetti, Andrea Battistoni, Carlo Montanaro, Antonino Fogliani…). Un fonds auquel puiser une vision renouvelée, moins grasse et déracinée, de la musique et du théâtre de Verdi. Évidemment, dans le choix de ces six ténors aussi bien que dans le conseil de cette intégrale, on bénéficie d'une adéquation vocale augmentée par le placement naturel de chanteurs dont c'est la langue maternelle. Sans même mentionner le plaisir d'entendre, pour une fois, un italien idiomatique, qui ne paraisse pas simplement correctement imité – dans les cas pas si fréquents où il l'est, même sur les plus grandes scènes ! Et d'ailleurs, en ne regardant que les grosses maisons italiennes (Scala en tête), on pourrait croire que l'italianità s'est tout à fait perdue. Il n'en est rien. Dans le petit parcours auquel je vous convie à la rencontre de belles personnalités ténorines, je me suis efforcé, selon ma coutume, de vous proposer plutôt des ouvrages peu donnés – même si, en ce qui concerne le répertoire de l'ottocento, le disque reste très conservateur (et les raretés exhumées rarement convaincantes, pour l'heure Verdi plane de très haut, plus encore que Wagner en Allemagne, sur son siècle). Disons que j'ai choisi les (beaux !) Verdi moins fameux que les airs de Traviata ou du Ballo. De même, je ne vais pas consacrer de panégyrique (mérité) à Marc Laho qui est bien connu des publics francophones. Essayons des chanteurs qui ont tout autant (voire davantage) de succès, mais dont les noms et les enregistrements ne parviennent pas nécessairement jusqu'à nos oreilles. [Car je pourrais citer tous ceux que je souhaiterais entendre ou que je prévois comme futurs grands verdiens, mais entre ceux qui n'ont pas le format que veulent les recruteurs et ceux qui, au contact de la carrière, ne s'épanouiront pas dans Verdi, comme le remarquable Jean-François Borras…] Je m'en tiens donc à ceux qui chantent actuellement, et avec succès, les opéras de Verdi – plutôt les formats lyrico-dramatiques que les lyriques, beaucoup plus aisés à trouver : Stiffelio, Manrico, Alvaro, don Carlo, Radames, Otello… C. Quatre ténors italiens Roberto Aronica L'une des figures les plus intéressantes de cette nouvelle génération. Il chante / chantait remarquablement les rôles légers (Nemorino !), avec une maîtrise complète du timbre et des équilibres vocaux, un aigu complètement timbré et jamais pris en défaut, mais il est aussi l'un des rares à s'être adapté aux carrures plus larges (il chante désormais Manrico, Alvaro, Radames et Calaf) sans avoir du tout altéré le timbre, toujours généreux et projeté – au contraire de Meli, par exemple, qui a complètement éteint sa voix en passant des rôles légers aux rôles larges, sans conserver la même qualité se focalisation du son. [[]] La fin de Stiffelio de Verdi, le moment du coup de théâtre où le pasteur trompé par sa femme lit en chaire l'épisode évangélique de la femme adultère et lui pardonne (voyez ici une msie en scène claire ). Teatro Regio de Parme, direction Battistoni (C Major). Disques : 1997 – La Traviata – Devia, Zancanaro ; Gênes, Callegari (Bongiovanni) 2003 – Simone Boccanegra – Gallardo-Domâs, Frontali, Scandiuzzi ; Cluj, Allemandi (RTVE) 2004 – Roberto Devereux (Donizetti) – Gruberová, Shagidullin ; Opéra de Munich, Haider (vidéo DG) 2012 – Stiffelio – Yu (Guanqun), Frontali ; Parme, Battistoni (CD & vidéo C Major) Engagements actuels : Pollione, Stiffelio, Don Carlos, Renato des Grieux, Don José, Alvaro, Pinkerton, Dick Johnson, Paolo il Bello… Lieux : Agenda extrêmement fourni. Toutes les plus grandes maisons d'Italie (Milan, Turin, Florence, Parme, Bologne, Venise, Cagliari, Palerme, Naples, Vérone, Novara !) à la seule exception de Rome. Sud de l'Europe aussi : Madrid, Barcelone, Bilbao, Épidaure. Et puis partout ailleurs : Met, Amsterdam, Deutsche Oper, Varsovie, Tel Aviv, Sydney, Pékin. Je ne suis manifestement pas seul à avoir remarqué la perle rare, même s'il est peu documenté et célébré dans les magazines – il est vrai qu'il est complètement absent de France et d'Angleterre, très peu présent en Allemagne, en Amérique (tous ces endroits d'où proviennent la plupart des nouvelles musicales couramment rapportées). Renzo Zulian Un joli cas d'illusion auditive dont je voulais parler dans le cadre du parcours autour de la couverture vocale . D'abord, la similitude de timbre (et d'accent italien) avec Pavarotti est frappante : Zulian provient certes lui aussi des provinces du Nord-Est (Venise au lieu de Modène), et ça explique possiblement l'ouverture des [a], mais pas une convergence vocale aussi spectaculaire. La voix n'a pas la même rondeur en revanche, quelque chose de plus franc et pincé, avec des attaques très fines et un son très antérieur. Malgré la couverture, les voyelles sonnent avec une liberté et une clarté impressionnantes. [[]] Le duo d'affrontement entre Montfort (Vladimir Stoyanov) et son fils (méconnaissant son père) Arrigo. Orchestre de la Fondazione Arturo Toscanini, Stefano Ranzani (RAI Trade). Disques : 2002 – I Vespri siciliani – Nizza, Stoyanov, Anastassov ; Fondazione Toscanini, Ranzani (vidéo RAI Trade) 2006 – La Forza del destino – Branchini, Di Felice, Battaglia ; Filarmonica Veneta Malipiero, Karitynos (CD & vidéo Dynamic) Engagements actuels : Calaf, Manrico, Renato des Grieux, Alvaro… Lieux : Surtout au Sud-Est de l'Europe : énormément à Zagreb et Maribor (en Slovénie), mais aussi Salerno, Budapest, Sofia, Athènes. Et deux dates au Festival de l'Opéra de Pékin en 2013. Je l'ai peu entendu ces dernières années, la voix a sans doute évolué. À votre avis, qui sont les quatre autres ? Deux italiens, un portugais, un anglais. L'un d'eux chante quelquefois à Paris, les autres ne mettent pas, me semble-t-il, les pieds en France. (Mais je fais des vérifications avant publication, vous en saurez plus lors de la prochaine livraison…) Et vous, qui proposeriez-vous ?

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5 septembre

VENDÔME (41). CONCOURS international VINCENZO BELLINI : les 3 et 4 novembre 2017.

VENDÔME (41). CONCOURS BELLINI : les 3 et 4 novembre 2017. L’EXCELLENCE BELCANTISTE A VENDÔME… Au moment où sont célébrés la disparition des légendes Maria Callas (40 ème anniversaire) et Luciano Pavarotti (10è anniversaire), la ville de Vendôme (Campus Monceau) semble défendre aujourd’hui la transmission d’un savoir lyrique d’excellence : Vendôme accueille les 3 puis 4 novembre 2017, la nouvelle édition du Concours international de Bel canto Vincenzo Bellini , co fondé par le maestro Marco Guidarini et Youra Nymoff-Simonetti. Il s’agit du seul concours favorisant l’émergence des jeunes talents belcantistes, c’est à dire, sur les traces de Maria Callas, Joan Sutherland ou Montserrat Caballe… capables de chanter avec l’élégance, la finesse et surtout la technique, Donizetti, Rossini, et surtout Bellini (voire les premiers Verdi). Les vrais belcantistes savant chanter Mozart et tout le répertoire : souffle, legato, phrasé, diction, expressivité et style… l’art du bel canto est le plus difficile et le plus prestigieux qui soit dans le milieu de l’opéra, et très rares sont celles et ceux, capables d’en maîtriser les secrets. C’est pourtant ce répertoire qu’a choisi de favoriser et de faire rayonner tous les 2 ans, le Concours Bellini, et chaque année, lors de ses masterclasses proposées au Campus des assurances Monceau à Vendôme (Académie Bellini), sous la pilotage des Maîtres de chant, Marco Guidarini soi-même et Viorica Cortez. VOIR notre reportage Masterclasses de l’Académie Bellini 2016. Dès sa création en 2010, le CONCOURS BELLINI avait su distinguer avant tout le monde, le talent de la jeune soprano coloratoure sud africaine, Pretty Yende. Le Concours de Placido Domingo Operalia devait après le Concours Bellini, distinguer ensuite le talent plus que prometteurs de la jeune diva, aujourd’hui, tempérament belcantiste demandé après Milan, New York ou Paris, sur toutes les scènes du monde. Le prochain CONCOURS BELLINI quant à lui, distinguant les meilleurs jeunes tempéraments lyriques actuels, capables de maîtriser l’art du bel canto, se déroule à VENDÔME (Campus des assurances Monceau), les 3 et 4 novembre prochains. Les candidats en lice ont été préalablement sélectionnés en Argentine (nouveau partenariat avec le Teatro Colon de Buenos Aires), à Venise et en France par un comité de sélection présidé par Marco Guidarini. Le Concours 2017 a reçu plus de 350 demandes de candidats. Venez écouter, identifier et applaudir les futurs chanteurs d’exception à Vendôme (1h de Paris en TGV, depuis la gare Montparnasse) : CONCOURS international Vincenzo BELLINI 7ème édition à VENDÔME (41) Vendredi 3 novembre 2017 19h : demi-finale Samedi 4 novembre 2017 20h : finale Places payantes sur réservation —————————— INFOS & RÉSERVATIONS : (réservation des places pour la finale) www.bellinibelcanto-internationalcompetition.com Contact : musicarte-org@live.fr / Secrétariat Musicarte : 06 09 58 85 97 Auditorium du groupe Monceau Assurances 1, avenue des Cités Unies de l’Europe 41 100 Vendôme En face de la gare TGV Vendôme-Villiers Parking sur place Renseignements & informations : https://www.bellinibelcanto-internationalcompetition.com



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4 septembre

CD, coffret, compte rendu critique. THE GREAT LUCIANO PAVAROTTI (3 cd Sony classical)

CD, coffret, compte rendu critique. THE GREAT LUCIANO PAVAROTTI (3 cd Sony classical). Le coffret qu’édite pour l’anniversaire de la mort de Luciano Pavarotti, – ce 6 septembre 2017 marque les 10 ans de sa mort-, Sony classical vaut bien des archives majeures dévoilant l’exceptionnel instinct dramatique du ténor légendaire décédé en 2007. Le triple coffret se rend même indispensable pour tous ceux qui souhaitent encore découvrir et explorer ce répertoire ciselé par le ténorissimo italien. De fait aux côtés de ses Donizetti et Bellini d’anthologie, il restera toujours ses premiers Verdi, avec ici un chef digne de sa lyre solaire, de son timbre stylé, de ses phrasés uniques, de son legato irradiant et incandescent, de sa souveraine musicalité, de sa justesse exemplaire, de son vibrato si finement contrôlé… Voici donc en volet 1 (cd1), un récital anthologique qui vaut autant pour l’intelligence solarisée d’un timbre verdien de première qualité, que par le tempérament orchestral et dramatique prêt à le soutenir sans aucune faute de goût, soit la baguette vive, affûtée, calibrée, subtile de Claudio Abbado (les Pappano, Muti, Chailly… et autres verdiens autoproclamés, devraient réécouter cet équilibre fusionnel, d’une infinie subtilité entre le chef et son soliste : un duo amoureux d’une finesse irrésistible). L’ouverture d’Aida (version de 1872 – ultime séquence de ce récital anthologique, un rien trop court) impose une sensibilité wagnérienne chez un Abbado doué plus que tous les autres (hormis Karajan) pour l’intériorité : couleurs, accents, dynamique favorisent un théâtre de l’introspection qui désigne immédiatement (par les thèmes à venir), ce huit clos psychologique, à la fois étouffant, passionnel, tragique, dans une version moins jouée, mais dans sa continuité, formidable résumé symphonique de tout l’opéra. Là aussi, à travers la sensibilité du maestro, une leçon de très haute musicalité, entre détail et souffle volcanique. MILAN avec CLAUDIA ABBADO, 1978 et 1980. CD1. « PAVAROTTI PREMIERES » : l’album ici réédité regroupe plusieurs airs verdiens dans leur version historique rarement chantée. A Milan en janvier 1978 et avril 1980, voici l’Everest vocal, le dieu des ténors (après Caruso), lui-même admirateur de Giuseppe di Stefano (le partenaire si difficile de Maria Callas, et son amant lunatique), l’immense Luciano Pavarotti dans une série de quatre opéras verdiens où rayonnent son intensité, sa couleur, insignes. Voici l’ardent « Odi il voto, o grande Iddio » d’ERNANI, mais dans une variante historique pour le ténor Nikolai Ivanov (1844). D’ailleurs tous les airs sont des versions aménagées pour l’ampleur vocale et dramatique de chaque interprète du XIXè ; Pavarotti et Claudio Abbado partagent ce goût pour les couleurs et les timbres spécifiques, un format et une balance ciselés où éblouit le relief spécifique de l’italien verdien, si ciselé, du grand diseur Pavarotti. Les chefs sur orchestre d’instruments d’époque devraient là aussi y puiser une source d’intelligence expressive sans limites… A Bon entendeur. Ardeur, ivresse sensible, caractère extatique (ATTILA), goût et sens du verbe… tout indique l’excellence du chanteur, apte à caractériser par sa seule voix, une situation, une atmosphère émotionnelle (cf les deux airs d’I DUE FOSCARI, dont la cabalette « Si lo sento, Iddio mi chiama », dans sa version alternative de 1846 – une rareté d’une remarquable subtilité : phrasés ductiles, passage en voix de tête d’une fluide résolution, atteignant des aigus angéliques et céleste et d’une tendresse plus que stylée). En prime, complément indispensable pour tous ceux qui pensaient que Pavarotti ne savait pas chanter en Français, qu’ils écoutent ici: « A toi, que j’ai chérie », air alternatif pour Pierre-François Villaret de 1863, extraits des VEPRES SICILIENNES- quand Verdi était un compositeur que souhaitait et applaudissait le Second Empire : sur le tapis instrumental, tragique et digne, esquissé par Abbado, la chaleur fulgurante du timbre fait entendre l’éclat nuancé de la prière amoureuse, ce travail sur la ligne, la hauteur, la justesse et surtout la sobriété d’élocution. Un modèle de tact, de goût, de suggestivité extatique (la caresse sombre des cordes de l’Orchestre de la Scala milanaise). Une perle parmi d’autres, sublimées par l’entente chef et ténor. Rien que pour ce cd1, le coffret opportunément édité par SONY est un must absolu. En complément, l’éditeur ajoute le concert live à Modena / Piazza Grande d’août 1985 ; et offrande parmi d’autres du fameux trio vocal, « des Trois Ténors », – soit Pavarotti et ses confrères Placido Domingo et José Carreras, leur live intitulé « The THREE TENORS CHRISTMAS », réalisé à Vienne, au Konzerthaus en décembre 1999. Le coffret comblera tous les goûts, dont les plus connaisseurs d’un Verdi bellinien, grâce au cd1 scaligène. —————————— CD, coffret, compte rendu critique. THE GREAT LUCIANO PAVAROTTI (3 cd Sony classical). CD1 : PAVAROTTI PREMIERES : airs rares en première mondiale (1978 / 1980 – Claudio Abbado, Orchestre de la Scala de Milan, … CLIC de CLASSIQUENEWS de septembre 2017. —————————— LIRE aussi notre dépêche annonce 10 ans de la disparition / mort de Luciano Pavarotti http://www.classiquenews.com/opera-coffrets-cd-pour-le-10eme-anniversaire-de-la-mort-de-luciano-pavarotti-2007-2017/

Luciano Pavarotti
(1935 – 2007)

Luciano Pavarotti est un ténor italien (12 octobre 1935 - 6 septembre 2007). Souvent cité comme le plus grand et le plus populaire chanteur d'opéra depuis Enrico Carus, il a chanté les plus grands airs du bel canto, notamment Verdi et Puccini, et a également collaboré avec des artistes venus d'autres univers musicaux (Queen, U2, Sting, Elton John, ...). En plus de quarante ans de carrière, il a contribué à populariser la musique classique au cours de nombreux concerts télévisés, particulièrement lors des séries de représentations des Trois Ténors (avec Plácido Domingo et José Carreras). Le nombre total de ses albums vendus est estimé à environ cent millions. Pavarotti a également usé de sa popularité pour le succès d'actions de charité, à l'occasion de concerts à l'issue desquels sont récoltés des fonds (aide aux réfugiés et à la Croix-Rouge).



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